La règle universellement utilisée par les professionnels tient en une opération : divisez la température de l'eau par deux, le résultat vous donne le nombre d'heures de filtration quotidiennes. Une eau à 26 °C demande donc environ 13 heures de filtration, une eau à 20 °C environ 10 heures, une eau à 14 °C environ 7 heures.
Cette règle empirique fonctionne parce que la biologie de l'eau suit la température : plus l'eau est chaude, plus les bactéries se multiplient vite, plus les algues germent facilement et plus le chlore se dégrade rapidement sous l'effet conjugué de la chaleur et des UV. Doubler la vigilance quand la température monte revient donc simplement à suivre le rythme de la nature.
Attention toutefois : on parle bien de la température de l'eau, mesurée au thermomètre immergé à une trentaine de centimètres sous la surface, et non de la température de l'air. Un après-midi à 35 °C d'air peut correspondre à une eau à 26 °C seulement, et inversement, une eau reste chaude plusieurs jours après un épisode caniculaire.
Cette règle est un point de départ, pas un dogme. Trois éléments justifient de l'ajuster à la hausse : un débit de pompe insuffisant par rapport au volume du bassin, une fréquentation importante, et un environnement générateur de débris (arbres, pollens, vent chargé de sable, proximité de la garrigue ou du littoral). À l'inverse, une pompe généreusement dimensionnée sur un petit bassin peu utilisé peut permettre de réduire légèrement la durée.